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jeudi 28 novembre 2013

Bof Redemption

Julien Doré ni bon ni mauvais s’est mis au black metal de pacotille et chante des trucs comme Descente d’organes et A mort tous les anges (ou un truc dissectionnien dans le genre) ; Grégory Gadebois - par ailleurs intéressant comédien ayant porté sur les planches Des Fleurs Pour Algernon - trouve ça insupportable et nous aussi et menace de lui écraser sabbath sur la tête à plusieurs reprises. D'autant plus que Grégory n'aime plus le black metal, il veut une vie pour lui loin de Satan Labite (on pense déjà « what the fuck », mais la suite ne déçoit pas).

Finalement Julien, pissant de la grenadine mayhémique par les bras pendant tout le film, s'invente un cancer et ses amis peinés et jamais trop aidés piquent un camping-car à des hollandais nudistes et hippies, enfin à des hollandais quoi (même si on dirait Saxon, promis) pour aller jouer au Hellfest. Un bio film sur l’amitié, dont rien ne sort grandi malgré le parti-pris de ne pas (trop) ridiculiser le black metal, malgré Audrey Fleurot en mode MILF, et malgré tout trop long de 90 minutes.

Just seen a very average movie loosely related to black metal. Not as bad as one could imagine, but still, it kind of sucks. We frickin' froggies have an expression perfectly fitting these kinds of things : "une improbable comédie" - just stay away from any fucking movie described as such. I guess Conan The Motherfuckin' Barbarian still is the best metal movie I have ever seen.

lundi 31 août 2009

Quelle est la différence entre Nergal et un polochon ?

Il n'y en a pas, les deux sont gavés de plumes. Car chez Behemoth, les anges, quand ils passent, se font bouffer tout crus (et toutes nues - l'ange polonais est particulièrement sexué). On se les bouffe par paquets de plumes, même. Et sans tousser ni cracher s'il vous plait, c'est malpoli. On n'est pas chez Gwar. Ov Fire And The Void, dernier clip de ces fous furieux, est peut-être l'épitome indépassable du metal : over the top ou bigger than life pour les anglicistes, pour moi simplement extraordinairement outrancier, crétin et, malgré tout, demeurant outrageux pour certains...

Alors certes, les frontières du ridicule sont allègrement franchies, mais que ceux qui n'aiment pas retournent écouter la nouvelle scène française, bien plus déprimante, elle, qu'un album de funeral doom lapon. Behemoth, tombé dans l'aimable caricature depuis au moins un album*, reprend fièrement le flambeau outrancier du heavy metal des eighties : celui où l'on baisait nonnes de pacotille et anges de carnaval, en crachant de temps à autre au caméraman une gerbe de sang parfum grenadine. A voir donc, cette ripaille révoltante, tirant plus sur la Grande Bouffe que sur le Festin Nu : c'est à cause de ce genre de choses que notre style préféré est régulièrement moqué ou conchié, c'est un Bark At The Moon du nouveau siècle, et c'est tout autant amusant... qu'embarrassant. Nous sommes de grands malades.

* Ce qui n'empêche pas l'admirable et nietzschéen Nergal de sortir de chouettes produits - j'ai dit « aimable »

Ov Fire and the Void, clip inénarrable s'il en est.


For fuck’s sake, what the fuck is that motherfuckin’ new Behemoth vidioo? I just can’t believe my eyes, I must inform the law. While some will say this is “over the top”, I’ll go for “tremendously embarrassing”. And, may I add, there’s quite a big difference between this and old 80’s heavy metal videos : the tongue-in-cheek factor, dramatically absent in the former. Ok, this is still somewhat funny, but seriously, metal shouldn’t make a rod to beat its own back, shouldn’t give its pourfendeurs more ammos to shoot us down. Really !

lundi 20 avril 2009

The Myth of the Loly Sword

Je le dis souvent, je porte intérêt aux paroles d'un groupe - pas seulement à sa musique. Mal m'en a pris dernièrement : j'ai lu, tout en écoutant la chanson, le texte de The Myth of the Holy Sword de Rhapsody (of the Burning Fire Spat By the Awakened Dark Dragon of the Holy Thundercave Excavated By the Priapistic Dwarves of the Mighty Kristafor Lih). Déjà je dois expliquer comment j'en suis arrivé là : on m'a forcé. Enfin, pas tout à fait... mais presque. Au hasard d'une interview ahurissante de connerie donnée par MM. Turilli et Staropoli, j'ai été tenté d'écouter le dernier méfait du groupe (Triumph or Agony, j'ai choisi la dernière) pour vérifier si le machin était aussi naïf et pompier que l'entretien. Après une rapide incantation l'album s'est matérialisé dans mes boules de cristal (j'en ai deux, je ne suis pas un putain de halfling) et j'ai courageusement appuyé sur play. Non sans avoir au préalable remis mon sort entre les mains de Crom. Je dois dire, avant de continuer, que je déteste Rhapsody avec constance et application : la musique, les pochettes, les clips, la coupe de cheveux de Luca Turilli. Je déteste ce groupe qui a eu la prétention de vouloir faire un album basé sur Le Seigneur des Anneaux tout en osant déclarer ne jamais avoir lu le livre, inutile désormais puisque le film existe (ben voyons). Je déteste ce groupe si ignare en matière de metal qu'il avait qualifié piteusement son style de hollywood metal, méconnaissant la scène qui gravitait autour du Roxy, du Toubadour et du Rainbow Bar & Grill bien avant que le petit Alex Staropoli ne découvre émerveillé La Caverne de la Rose d'Or sur la Rai Uno. C'est dit : retournons à nos moutons (également appelés licornes, chez Rhapsody).

Au-delà du fait que j'ai été limite gêné pour eux (est-ce possible de faire des trucs si cheap et grotesques qu'ils font passer Joey Mayonnaise pour un parangon d'austérité ?), la profusion de noms échappés d'un sous-sous-sous-Seigneur des Anneaux, d'abord devinés, puis réellement entendus, m'a poussé à me pencher sur les paroles dudit Myth of the Holy Sword. Et là... c'est le drame ! Galfor... Naimur... Atlon (on attend Pentium)... Loinir... Loregard (je crois que celui-ci, pauvre croisement entre Lorien et Isengard, est le pire)... Akron (Infraktus ?)... Algalord... Tout ça dans la même chanson ! Ne manquait qu'Alkasetzer. Impossible de ne pas choper un fou rire en entendant Fabio Lione prononcer ces patronymes improbables qui n'auraient pas été osés par Dino de Laurentiis ou Ruggero Deodato dans les cocasses productions post-Conan des années 80. Musicalement ce n'est pas ma came, mais putain... ces paroles sont dignes du pire worst-of de l'heroic fantasy (c'est dire) ! Sir Christopher Lee doit être frappé de sénilité (ou de fiscalité) pour s'être autorisé à participer à de telles pantalonnades. Écoutez The Mystic Prophecy of the Demonknight, riez, et mourrez de honte pour ces italiens qui arrivent à foutre plus d'adjectifs dans leurs titres que moi-même dans une phrase - et c'est pas peu dire. Par Crom, je meurs.

I just can't stand fuckin' Rhapsody (of whatever the fuck you want). Is that clear enough ? And, see how english is a word-economical language compared to french ?

Le site et le Myspace de Rhapsody of Fire.

samedi 11 avril 2009

Anathema's bogus journey in the land of the free

Je n'ai pas su sous quelle catégorie ranger ceci... humour ou humeur ? Allons-y pour la première. On a déjà assez de trous à l'estomac comme ça. Donc, Anathema s'est vu interdit de séjour - et a fortiori, de concert - en Tunisie. Motif : ces gens seraient satanistes et boiraient le sang de chats noirs (sic). Mieux vaut en rire qu'en pleurer.

Ce n'est pourtant pas difficile d'ouvrir un livret d'Anathema et de parcourir les paroles de ce groupe de buveurs de thé (et de bière, ok) ô combien violent et subversif pour la jeunesse du pays concerné - et je n'irais pas plus avant, je vois une belle peau de banane, là, juste sous mon pied.

...and so Anathema wasn't allowed to play Tunisia, their material being of satanic and youth-corrupting essence. Now have you ever heard of the Godwin Point ? And, do you really want me to comment on this ?

Le site et le Myspace d'Anathema.

mercredi 14 janvier 2009

Le (dé)goût des autres

Je lisais récemment une intéressante interview de Hoest, misanthrope polémique et talentueux si l'on juge son art à l'aune de la carrière de Taake. Après l'incontournable promotion de son dernier méfait (Taake, chez Dark Essence), la conversation dévia vers les périls qui guettent le black metal moderne - un peu les mêmes que ceux qui sont en train de tuer une seconde fois la scène death : une asphyxie du genre, pris d'assaut, dans le cas du death metal, par une multitude d'ignominies dites « deathcore » (pardon ?) et alliant look tektonik, tronches de geeks américains et gruik gruik en carton.

Dans le cas du black metal, outre l'inanité musicale menaçante (bien qu'actuellement la scène semble chercher un nouveau souffle - qu'il vienne des émanations psychédéliques que l'on entend chez Enslaved, Nachtmystium et autre Wolves In The Throne Room ou du nouveau cauchemar urbain expressionniste dessiné par The Howling Wind, BAN et consort), c'est aussi son esthétique que Hoest agonit. « La frontière avec le ridicule est si ténue. Je hais ces photos d'abrutis alignés tous en corpsepaint - il y en a toujours au moins un qui se démerde pour avoir l'air absolument ridicule ». Difficile de lui donner tort : combien de photos de groupes de black metal, recherchant la majesté ténébreuse qu'ils aimeraient aussi projeter dans leur musique, sont pourries par un Bela Lugosi s'étant trompé de film, un obèse aux cheveux courts n'ayant rien à foutre là, ou pire (on pensera, parmi les plus célèbres, à cette piteuse session de Dimmu Borgir infiltrée par le fils de Gérard Majax et un extraterrestre à la con) ? Ce qui est piquant, en revanche, c'est que Hoest semble avoir oublié sa propre photo ridicule... Le voilà désormais assuré pour l'éternité d'avoir une place dans le top 10 des plus cocasses clichés du black metal. Et l'éternité, c'est long... surtout vers la fin.

Listen, I love black metal as much as I hate it. We all know ridicule never did anyone any real harm but still – there’re some exceptions to this statement. Like, for example, that old well-known photoshoot of Dimmu Borgir involving The Man With The Fuckin’ Top Hat – legend has it that he finally got eaten by said hat, something that can’t happen when you play good music (explaining why Slash is still alive and, er, almost well). Click on the link if you wanna see the lolest ever taken picture of Taake's Hoest.

lundi 28 juillet 2008

Satan l'habille

Plusieurs choses. D'abord, que Gaahl, l'homme qui ne cligne jamais des yeux même lorsqu'il éternue, soit sorti du placard n'est pas un évènement en soi. L'homme a oublié d'être stupide et semait assez de petits cailloux, ces derniers temps, pour ne prendre au dépourvu que les aveugles. Enfin, quiconque a entr'aperçu ses peintures (notamment dans le documentaire de Pete Best) ne pouvait plus ignorer la baleine sous le gravier. Qu'il soit gay, grand bien lui fasse - le terrain a été défriché par Monsieur Halford avec pudeur et classe (comme toujours) depuis un moment déjà. Et que le norvégien fasse partie de la scène black metal, on s'en contrefiche plus encore - je ne vois pas d'incompatibilité majeure entre ceci et cela... Il ne reste guère plus que la scène glam / hair metal US pour rester fondamentalement hyper-hétéro, hyper machiste et souvent homophobe - un paradoxe qui n'en est pas un pour ceux qui la connaisse (comme le répétait à l'envi les bagarreurs de Mötley Crüe, « on porte peut-être plus de maquillage que toi, mais ça ne va pas nous empêcher de te botter le cul »).

En revanche, le sel de l'affaire qui nous concerne, c'est cette ligne de fringues que s'apprête à lancer Gaahl, allié pour l'occasion à la styliste Sonja Wu. Destinée aux femmes, cette collection se propose, dixit Gaahl, de « révéler leur élégance et leur féminité » à ces dames. Enfin, le nom choisi pour cette ligne, Wynjo, signifie « bonheur » en vieux norrois. Quant à Infernus, ancien et désormais honni acolyte de Gaahl, il n'est pas oublié : des costards lui sont régulièrement taillés sur mesure... Lancement prévu pour septembre, à Bergen !

Ok, Gaahl’s a happy gay man. So what – who gives a shit about it except lowlifes endlessly theorising what black metal should or shouldn’t be, should or shouldn't fuck ? Then again, is it really a surprise – I don’t think so. Same went years ago with God (well, I mean Rob Halford). No, really, what struck my attention wasn’t Gaahl’s sexual life, but his unexpected, coming-soon clothing line, Wynjo. Art, unlike private life, politics or whatever the fuck you want, knows no compromise. And if a true artist you are, so it is, flowing everywhere around you, using every channel it can find, be it haute couture or black fucking metal.

...et toujours :

Under the Sign of Moltonel

lundi 12 novembre 2007

Lard pictural

Ce weekend avait lieu, au Zénith non loin de chez moi, le Salon des Plaisirs Créatifs. Le premier qui dit qu'il y a un mot en trop, il sort. Je le dis sans fard : autant je me cogne du salon auto, autant je suis allé à celui-ci (on est rebelle ou on ne l'est pas). La vie à deux étant faite de compromis, j'y ai donc suivi ma moitié avec quelques idées derrière la tête - et j'ai d'ailleurs dégoté ce super ustensile qui permet de donner des formes rigolotes aux pommes de terre (j'aime les deux : les formes rigolotes et les pommes de terre). Trêve d'anecdote : eh bien je n'ai pas regretté cette petite pérégrination ! En effet et à la surprise de votre serviteur, Carpathian Forest y tenait un stand de calligraphie sur modèle vivant, enrichi d'une possibilité d'atelier dont le succès s'avéra dépasser l'entendement.

Ce fut un chaos digne de Maupassant : les mamies autrement respectables se crêpaient la permanente pour s'inscrire, les jeunes filles aux grandes jambes flageolantes défaillaient d'aise dans un soupir virginal, tandis que les jolies mamans confiaient, dans l'aimable confusion de ce tohu-bohu, leur progéniture au premier inconnu velu. Tout ceci pour pouvoir combler les élans artistiques de tout un chacun et s'adonner aux joies de la Création, voire devenir Création soi-même sous la main experte de Nattefrost (voir photo). Promesse tenue d'un après-midi magique et inoubliable pour tous, petits et grands... C'était beau, et nous nous dîmes en repartant, encore enivrés de cette ferveur picturale, que l'art, c'est parfois du cochon.

Art is such a wonderful way. Artistic expression shall be the universal tongue. The one I, you, they, speak. And it is the one, mind you, that Carpathian Forest speaks too as well. Man, we shall all succumb to the “booty” of it all. Holy fuck. Art, sometimes, is truly not for the faint-hearted...

lundi 23 avril 2007

Cacharel - for sixx muthafukaz only

« Tous les matins avant d'aller au bureau, certains font du sport, d'autres boivent un putain de jus de fruit et y'en a même qui prennent une douche. Moi, c'est juste un léger eye-liner, élégant et discret, qui m'accompagne toute la journée au grand ravissement de mes collègues. Ils me disent que quelque chose a changé chez moi - et c'est vrai. Pourquoi ? Parce que je le vaux bien » (Nikki S., Hollywood, Ca.)

Just read The Dirt – even if all may not be absolutely true, or some things at least a bit embroided, it is absolutely worth reading it ! You’ll have a blast, I swear it.

...et toujours :
Shout at the "needle"

jeudi 23 février 2006

Shag it up, it's only rock n' roll...

C'était un matin d'hiver. Il faisait froid, il faisait gris, et notre père Shagrath gambergeait intensément devant son nesquik (le café, croit-il, lui irrite la gorge, mais ne seraient-ce pas plutôt les vocalises de Dimmu Borgir les responsables, ou bien ce vieux chat matagot au coin du feu ?). Bref ! Notre chérubin, mal remis qui plus est d'une réaction allergique au corpsepaint - Nattefrost lui a pourtant conseillé mille fois de changer de marque pour tester Goathorns Special Care, « tu verras, l'essayer c'est l'adopter, en plus tu peux te mettre le stick dans le cul » - se fit la réflexion suivante : « enough of black fuckin' metal ! Let's fuckin' wock n' woll ! » La journée avait mal commencé, soit, mais un bon nesquik et une envie de rock binaire bien graisseux avaient considérablement ragaillardi notre pépère. Rebaptisé au terme d'un épuisant brainstorming « Shag », notre bougre décida par la même occasion d'aller chercher au grenier la guitare du grand-père Harald, ce vieux truc poussiéreux qui pétait quand il avait trop bu (le grand-père).

Le reste ? Il appartiendra bientôt à l'histoire. Ou pas. Quelques coups de fil passés à ses petits copains et Shag venait de monter un line-up en béton armé. Spécialité : terrorisme sonore. Nom : Chrome Division. Signes particuliers : ça sent la bière, les patches et les perfectos. Ça s'écoute en cinq titres vomis sur le site officiel de la horde, et ça fait pour l'instant très mal ! En un mot comme en cent : réussite sur toute la ligne - en espérant que l'album qui suivra logiquement tienne la durée. A prendre comme il se doit : c'est-à-dire comme un hommage à tous les grands groupes sans qui notre style chéri n'aurait pas ce visage. Le premier morceau est un énorme clin d'œil à Motörhead, le deuxième convoque directement l'esprit WASP - on pense furieusement à Hellion, le troisième est le digne rejeton d'un accouplement contre-nature entre AC/DC et Thin Lizzy... and so on, and so on. Ils n'ont rien inventé, c'est sûr. Mais ils n'ont rien oublié non plus, pas même le rot post-houblon qui clôt de la meilleure des façons l'assaut musical. Bravo les gars, merci papi, merci Groquik.

“There’s not only corporate, blockbusting black metal in life”, muttered Shagrath while preparing his coffee on this grey, cold winter morning. “No, there has to be something else, and that something else may well be greasy fuckin’' rock ‘n’ roll !” And so was born Chrome Division, a sonic terrorist unit specialized in blitzkrieg, Motörhead-type blistering songs - an infernal offspring of hellish (mis)conception. You can’t miss it if you like Lemmy, WASP, and whatever rectal-born bastard-spawns of troublemakers such as AC/DC and Thin Lizzy. An inspiring coffee indeed, wasn’t it ?

Le site et le Myspace de Chrome Division.

mardi 15 novembre 2005

Under the Sign of Moltonel

Sacré Gorgoroth ! Ça joue les méchants, mais ça fait moins les malins quand ça se fait subtiliser sa liste de doléances adressée à toutes les salles les accueillant actuellement (tournée avec les chérubins de 1349). Liste évidemment diffusée ensuite sur divers medias metal.

Authentique ou tout en toc, je ne sais pas... Ceci dit rions un peu, le seul but de cette notule est de dérider un minimum son lecteur - autrement dit ne nous prenons pas trop au sérieux. La lecture de quelques sujets enflammés trouvés sur le net ici et là, ayant pris un peu trop à cœur cet article daté du 15/11/05 me pousse à faire cette petite mise au point aujourd'hui 11/05/07... Le petit monde du black metal n'est décidément jamais plus comique que lorsqu'il se prend au sérieux - c'est-à-dire à l'heure du goûter. Revenons-en au sujet en précisant que je n'ai pu m'empêcher de rajouter ici où là des commentaires entre parenthèses ! C'est parti pour la rigolade, car certains desiderata sont hallucinants de la part d'un groupe de black metal pur et dur ! Ces messieurs souhaitent donc, selon cette wishlist dont je ne défends pas forcément l'authenticité :

A l'arrivée :

- sandwiches au fromage, jambon et salami pour douze personnes
- thé et café (ne pas oublier le lait et le sucre)
- 1 glacière contenant divers sodas

Dans les loges :

- thé et café (Catherine Ceylac en option)
- 3 bouteilles 70 cl de Jack Daniel
- 1 bouteille 70 cl de Kahlua
- 1 bouteille 70 cl de vodka finlandaise svp
- 1 litre de gin (bombey saphire de préférence)
- 2 bouteilles de rouge Amarone (rangez votre litron de Villageoise)
- 2 litres de lait « très riche » (plus riche que Gorgoroth en tout cas)
- 70 canettes de bière 33cl, min. 4,5%, max. 5% (de la bière à moins de 5% pour Gorgo ? Pas le dernier des scoops, attendez le papier-cul avant de rigoler)
- 24 bouteilles 50 cl d'eau gazeuse et non gazeuse
- 12 canettes « energy drinks » Red Bull ou Dark Dog (désolé Black Goat n'existe pas)
- 4 paquets de cigarettes (Marlboro Red / Lucky Strike), cigarillos et cigares (smoking ist krieg !)
- 24 bouteilles et canettes 33cl de sodas divers, parmi lesquels : Coke et Sprite
- beaucoup de fruits et de légumes frais (une bonne true-carotte avant d'attaquer le show, y'a que ça de vrai)
- 4 larges coupes en plastique (pratique pour boire du sang, peut aussi servir à poser une true-pizza en cas d'ingestion d'une bière de plus de 5%)
- des glaçons (le premier qui lit « des garçons » sort ; on parle de Gorgoroth, pas de Dark Fufu !)
- préservatifs goût fraise (toujours mieux que « piment rouge », si vous voulez mon avis - et ce sera mon seul commentaire)
- des fraises et du champagne (fraise encore ! Qui c'est qu'est enceinte ?)
- du papier-toilette rose extra-doux (lacérer une tête de porc, oui, mais pas question de s'égratigner le fion chez Gorgo)
- 25 grandes serviettes blanches et propres (oui, "propre" est bien spécifié. En toutes lettres)
- 5 couvertures

Repas :

Un repas complet pour cinq personnes doit être fourni à la charge du tourneur. Pas de repas type fast-food ou en-cas. Le repas doit être accompagné de boissons alcoolisées. Veuillez noter que l'un des membres de Gorgoroth est végétarien (on a trouvé celui qui ne bouffe pas de bébés), ainsi que l'un des membres de l'équipe.

Scène et autres spécifications additionnelles (diantre) :

- 50 têtes de moutons (Brigitte Bardot ist krieg !)
- 200 mètres de fils barbelés (c'est pour les groupies. Plus on est de folles, plus on rit)
- 1 charpentier avec l'équipement nécessaire pour construire des barricades (???), des croix (n'importe quel bois fera l'affaire, de toute façon c'est pour y foutre le feu), des supports de fils barbelés, etc (cours de travaux pratiques après le concert avec un atelier animé par Nattefrost)
- 1 masseuse (ben voyons) pour le groupe disponible un jour sur trois pendant la tournée. La personne devra être là dès l'arrivée du groupe ou durant l'après-midi au plus tard.

nota bene : je précise à toutes fins utiles que j'aime beaucoup Gorgoroth... encore plus maintenant !

Talkin’ about comfort on the road ? Ask Gorgoroth, the boys will tell you all about their tales of high adventures involving hi-tech bog rolls, veggy meals, strawberry-flavored condoms and… masseuses. Or maybe they’ll tell you nothing. Is it true, is it false ? To tell you the truth I don’t give a fuck – this is just hilarious, except for too-serious lowlife fuckers wasting their time on threads, ill-speaking of the mighty Sheol.

jeudi 27 octobre 2005

Never too drunk to play (quoique)

Le premier concert donné en compagnie des thrashers de Bloodless s'est bien passé. L'inconnue principale était l'affluence ; la salle des fêtes de St Pierre étant plutôt habituée à, et équipée pour, le repas annuel de nos vieux. Finalement quatre headbangers se sont bougés, ainsi qu'une famille d'éleveurs locaux qui s'est trouvée là par erreur et donc par chance ! Certes, il a bien fallu régler quelques impromptus et autres imprévus pourtant prévisibles... Marie Chalet avait notamment pensé à l'essentiel - rimmel, faux sang, mitaines et girly Necrophagia - mais pas au au principal : la basse (restée chez la grand-mère décédée). Problème réglé par l'emprunt de celle de Bloodless, assorti de l'interdiction absolue d'en toucher la moindre corde. Marie s'est rendu compte à cette occasion que le playback, c'était pas mal, et il est à craindre qu'après ne l'avoir jamais vraiment entendue, nous ne l’entendrons vraiment jamais. Autre élément habituel, l'état de cuisson de Guy De Malpassé, ivre mort avant même d'attaquer la balance (« rends-moi la bouteille », se hurlait-t-il à lui-même tout en serrant contre son petit corps frêle une bouteille de Jack »). Et comme à chaque répétition, Guy s'est vautré sur son ampli en plein milieu de Already Died A Thousand Times (pourquoi changer les habitudes, mais surtout, pourquoi toujours sur ce morceau ?). Étendu les bras en croix pendant les deux titres suivants, Guy finit par se souvenir que c'était lui, le guitariste du groupe qui était en train de jouer autour de lui.

Mais l'un dans l'autre, voire même les uns dans les autres (!), les Ghoulie Gravers sont parvenus à achever - c'est le mot - leur prestation et quand l'heure fut venue pour Bloodless de prendre la scène, la salle était brûlante (de honte) ! Bloodless a tout cassé : facile quand on est carré ! Les Ghoulie Gravers, eux, étaient plutôt ronds, enfin surtout Guy... Tout s'est fini très tard autour de quelques cervoises, entrecoupées d'une énième tentative ratée d'invoquer l'esprit des Grands Anciens. Lorsque Théophile Gâteux, physiquement plus proche d'une outre humaine que d'un être humain, émit l'idée de poursuivre la soirée dans la crypte de son ancien lycée catholique, il fut décidé à l'unanimité imbibée que la journée touchait à sa fin. Mais personne ne toucha à Théophile, certainement dans un fossé à l'heure qu'il est. Heureusement qu'il passe à peu près autant de voitures à St Pierre que d'eau dans la gorge de Lemmy !

Set-list :

- More Dead Than You'll Never Be
- The Dagon Paradox
- A Beer for Cthulu !
- Children of Chernobyl (Can't Make Their Shoelaces)
- Already Died a Thousand Times
- The Chick I Fucked Yesterday Had a Zombie Twat...
- ...And Believe Me That Was Great !
- Give Me My Arms Back So I Can Crawl To My Grave
- Eating Apple Is Good But Fucking Fiona Is Better
- Born In A Basket
- My Newfound Friend And His Funny Tentacles

Believe it or not, but the Ghoulie Gravers’ first gig went surprisingly well. Sure, Marie Chalet forgot her bass at her grandma’s. Sure, Guy De Malpassé was drunk as fuck as always. But hey, what were you expecting ? Uh ? What the fuck were you fuckin’ expecting ? The unexpected, that’s right, you sick motherfuckers. It isn’t a surprise though that Bloodless totally blew out of stage the Ghoulie Gravers – they truly know the name of the game. Having drink as much Jack and what have you as you can possibly imagine, everybody went to bed, in a stench of foul air only matched by a sunny, open shallow grave. Nobody dared to fuck Marie, for those of you sickfucks who were wondering. Oh, and by the way, the Great Old Ones didn't show up. Maybe next time ?


...et toujours :

dimanche 23 octobre 2005

Attentat sonore à Couze-En-Ardesses !

En cet après-midi pluvieux et propice à l'évocation de quelque Grand Ancien, la répèt' des Ghoulie Gravers a failli dégénérer. Enfin c'est un bien grand mot... Enfermé dans son local le groupe passait en revue son répertoire en prévision d'un prochain et premier concert lorsqu'en plein milieu de l'(espéré) hymne Already Died A Thousand Times, des coups frénétiques ébranlèrent la porte de son repère ! Comme les misfits sus-cités ne craignent rien ni personne (sauf la bière non-alcoolisée), ils ouvrirent... pour se retrouver nez-à-nez non pas avec un rejeton de Shub-Niggurath, mais face aux joueurs de l'équipe de Couzes-En-Ardesse (et l'arbitre) ! Bien que le terrain de foot soit distant du local de répèt' d'au moins cinq cents mètres, les pauvres sportifs ne s'entendaient plus taper dans le ballon et l'homme de règles prit la décision, à la mi-temps, d'aller signifier à nos amis son agacement : « Excusez-nous les gars, mais je ne m'entends plus, on ne s'entend plus, les joueurs ne m'entendent plus, et aujourd'hui c'est la finale inter-régionale quand même... ».

S'ensuivirent les plates excuses de Théophile Gâteux, le hurleur (sans effets sur la voix), qui se fendit d'un impérial « tu comprends mec, si l'ampli du guitariste va jusqu'à onze, c'est fait pour s'en servir », ainsi qu'une tournée générale de Kro au grand dam de monsieur l'arbitre. Les sportifs (concept échappant totalement aux Ghoulie Gravers) s'en étant ensuite retournés martyriser leur ballon, le groupe put continuer à abuser de ses instruments non sans avoir forcé Guy de Malpassé à baisser le son de son ampli. Comme dans Candide, « tout est bien qui finit bien ». Mais voilà néanmoins une sacré anecdote qui figurera désormais en bonne place dans la bio du groupe, restant vraisemblablement à écrire pour encore longtemps. Parvenir à troubler un championnat de foot dans un bled comptant plus de vaches que d'habitants est un exploit qui laisse rêveur : que se passera-t-il le jour où les Ghoulie Gravers se produiront dans un stade ? Les Octopodes Rêvant Dans Les Fonds monteront-ils enfin les marches cyclopéennes de Kadath la Submergée ?

Today’s rehearsal nearly came close to a disastrous ending – well, sort of. As the Ghoulie Gravers were bashing their yet-to-become immortal hymn (Already Died A Thousand Times), nearby soccer team broke out in the place, complaining about the noise. It should be mentioned, for complete accuracy of this story, that the game took place 546 yards away from the Ghoulies’ lair. After some beers, easing everyone’s body and soul, the rehearsal finally resumed. Man, if the Ghoulies break havoc in the fuckin’ countryside, what the fuck will happen when they’ll play stadiums ? Wake up the Great Old Ones' infernal offspring ?