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vendredi 11 mai 2012

Kröße konfussion

Grosse confusion, bizarre constitution, je tire des conclusions… Attractif, illégal, supersonique, atomique, neutronique ? Pour sûr. Tout ce que vous voulez. Mais rendons à l’Armée Rouge ce qui est à l’Armée Rouge (ou aux Cosaques)… sans dénier à Helloween le talent d’en avoir fait ce qui demeure pour moi – si l’on parle de heavy metal (mon dieu) au sens le plus traditionnel du terme – l’un des hymnes indépassables de ce style. Lyrique, libertaire et passionné : un peu comme la Russie... ou à un mot près !

Helloween, only when at the peak of their action potential (I insist on that point, mind you), is one of my guilty pleasures… especially on their first outputs. Did you know “Eagle Fly Free”, hands down one of the band’s best songs, was an unashamed rip-off of military chant “The Cossaks Ride Over The Danube” ? Stay tuned for more, you bunch of uneducated fools.

Le site et le Myspace d'Helloween.

...et toujours :

jeudi 9 février 2006

Officially endorsed by Duracell

La donne heavy speed mélodique plus chanteur au lyrisme exacerbé plus tendance à l'onanisme narcissico-virtuose a toujours constitué pour moi une addition salée que je ne me résous que rarement à payer... surtout dans le cas des combos teutons, volontiers insupportables (appréciation qui ne s'applique pas, bien sûr, à la scène thrash du pays). Bref, à première vue, Inhuman Rampage semble aussi digeste qu'un kouglof au béton. Soulagement : Dragonforce est loin de n'être qu'allemand (désolé...) mais s'avère résolument cosmopolite. Etre basé à Londres n'empêche pas ses membres de venir des quatre coins du monde, un peu comme les Saints de Kurumada. Pour le reste, nous sommes bien en présence d'un pur-sang dévoué corps et âme à la cause heavy speed, tendance mélodique option la-vie-est-belle. Ce qui différencie Dragonforce de ses coreligionnaires ? Cette poignée d'amphets qu'il se goinfre tous les matins, arrosé d'une généreuse rasade de caféine pure (régime Tetsuo) ! 

L'énergie déployée est effectivement monstrueuse, et le terme speed relève parfois de l'euphémisme le plus doux. Personnellement je diagnostique un syndrôme « lapin Duracell », celui qui continue à frapper ses cymbales comme un sourd alors que les copains ont épuisé leur réserve d'alcaline depuis trois plombes ! Inhuman Rampage est complètement échevelé, si j'ose dire, vu les arguments capillaires de nos amis. Rifferie azimutée, clavier frénétique, cogneur fou semblant se tromper de style tant il aime les blast beats et les patterns brutal death à base de tou-pah tou-pah (on rappelle que Dragonforce a émergé, tel Ikki, des cendres de Demoniac)... Rhapsody passe pour une bande de grabataires en goguette, et même les survoltés Children of Bodom, qui doivent tant au speed des eighties, sont complètement aux fraises. La première moitié de l'album est très inspirée, le middle-track est excellent (Body Breakdown) et la lassitude ne s'installe pas trop vite. A noter de surcroît, une grosse influence oldschool videogames revendiquée haut et fort par nos amis. Difficile à expliquer, le mieux serait encore d'écouter. Le groupe a-t-il sorti un chef-d'œuvre pour autant ? Que nenni.

Ce qui fâche, comme souvent dans ce créneau, c'est qu'aucun des écueils habituels n'est évité : tantôt démonstratif au point de friser la prétention, tantôt ridiculement pompeux, Dragonforce (ce nom de shoot 'em up PC Engine...) peut aussi irriter par son chant, les compositions abusant sans vergogne de chœurs heavy metal lénifiants et tristement proches de beuglantes de supporters. Autre point agaçant, subjectif car relevant d'une conception personnelle du genre, Dragonforce fait partie de ces groupes, pardon de le dire, qui sont trop optimistes. Oui ! Si pleins de bons et grands sentiments qu'ils pataugent parfois dans la niaiserie - rien à faire, je préférerai toujours le metal obscur au life metal candide et naïf (à l'exception d'Helloween dont je ne me lasse pas tout à fait du trademark happy metal). Cela dit, cette volée de bois vert ne doit pas faire oublier la force du groupe : Dragonforce est une mécanique de précision, de la belle ouvrage taillée pour la performance et diablement efficace à l'occasion. Plus rare, réelle est sa personnalité, amenée par cette fougue et ces œillades aux sonorités vidéoludiques.

Typiquement le genre d'album qui ne tournera pas souvent, mais que je pourrais écouter de loin en loin. Dernière chose : ne pas oublier d'interrompre la lecture du CD avant l'atroce fin d'album, lestée d'un titre affreusement dégoulinant. Qu'on se le dise, le metal est soluble dans le sucre, et tant de bons sentiments, ça me dégoûte.

nota bene : l'illustration n'est pas la pochette de l'album mais, une fois n'est pas coutume, un fanart réussi dispo sur le site officiel du groupe.

Man, I can’t believe I really bought that shit. Fuck, I won’t even mind translating the piece of shit I wrote here. Shame on me, don’t know what the fuck I was on the day I came back home with this friggin’, smokin’ turd. You won’t believe I love fuckin’ Hellhammer after that one, don't you ?


Inhuman Rampage (Roadrunner / Noise, 2006

01 Through the Fire and Flames
02 Revolution Deathsquad
03 Storming the Burning Fields
04 Operation Ground and Pound
05 Body Breakdown
06 Cry For Eternity
07 The Flame of Youth
08 Trail of Broken Hearts

Le site et le Myspace de Dragonforce.

vendredi 2 décembre 2005

L'Empereur Contre-Attaque

Photo - l'une de mes favorites car témoin de la furia adolescente de l'Empereur d'alors - prise en 1993 lors de la tournée avec les vampires de Cradle of Filth. Les norvégiens ouvraient pour les anglais (virez le directeur de casting).

Une bonne année métallique, ça s'évalue en fonction des albums sortis mais aussi au regard des annonces faites au public, certaines plus prometteuses que d'autres. En ce qui concerne le premier paramètre, 2005 aura été un millésime savoureux : quelques véritables chefs-d'œuvre ont paru ces derniers mois. En ce qui me concerne les blockbusters de l'année sont les derniers opus de Gojira, Destruction, Annihilator et Helloween (en gros 2005 est un remake de Papy fait de la résistance, si l'on exclut les jeunes français). Le second paramètre permettant de juger de l'intérêt de l'année, c'est donc son cortège de news. Et pour moi, incontestablement, l'événement c'est l'annonce du Retour du Roi, que l'on pourrait sous-titrer l'Empire Contre-Attaque. Bref, tout le monde a compris : l'ombre de l'Empereur s'étend à nouveau au-dessus du monde métallique, le monarque semble prêt à reprendre une couronne dont personne n'a été véritablement digne depuis son auto-sabordement. Et gageons qu'il le fera par la force ! Les shows récents semblent avoir ranimer la flamme : Ihsahn, Trym et Samoth pourraient bien revenir avec un album sous le bras avant qu'on n'ait le temps de dire « ouf ».

Alors quoi ? C'est un parjure ? Un défi ? Une erreur qu'il faudra commettre pour être réalisée ? C'est vrai que cette annonce semble plutôt incongrue... Emperor s'était retiré des affaires avec une classe seulement égalée par Immortal, entité ayant splittée elle-aussi au faîte de son excellence artistique. Deux groupes souffrant si peu la médiocrité, qu'ils ont préféré mettre un terme à leur carrière avant de commettre un éventuel faux-pas. Désormais l'attente succède à l'incrédulité et pour être tout à fait franc cette décision est un peu décevante question « attitude » : c'était si parfait de finir ainsi ! D'un autre côté un groupe aussi unique et intelligent ne pouvait pas avoir tout dit en si peu d'albums... à moins de se perdre ? Et le dernier chapitre - plus un album solo d'Ihsahn qu'un véritable Emperor - était si abscons, si dense, si impénétrable... qu'après tout il suggérait qu'un jour, les pièces manquantes au mystère Emperor seraient ajoutées. Et ce jour semble se concrétiser.

En tout cas si album il y a, ce n'est pas non plus pour demain : laissons d'abord l'Empereur se recomposer puis se réinventer. Espérons seulement qu'Ihsahn et Samoth nous préparent une troisième phase de carrière encore plus géniale que la deuxième (je mets délibérément de côté la première : la période 91-94 est indétrônable et l'Album de Black Metal Ultime s'appelle, pour encore de nombreux éons, In The Nightside Eclipse). Énigme à cent balles : comment faire mieux que Thus Spake the Nightspirit ou With Strenght I Burn ? Pour l'instant, ne je vois pas. Long live the mighty Emperor !

2005 was a good millesime for metal : I never thought I would fall in love with Gojira’s From Mars to Sirius, but this record’s a milestone in death metal history (as well as the long-awaited second coming of French death metal since the heydays of personal favorite Loudblast). Helloween and Destruction did put out pretty decent albums too, as well as Annihilator, ready to take over the world a second time – well, maybe. But isn’t the most important momentum of the year the return of fuckin’ Emperor ? Recent gigs went very well it seems, so why not imagine the mighty horde releasing a new album ? To tell the truth, I’m not so sure that would be a truly brilliant idea : the band’s split was a classy one, only matched by Immortal’s. Why the return now ? On the other hand, Prometheus remains so hermetic today – don’t you think it screams for a heir to be enthroned a second time ? But hey… if Emperor is ever likely to put out another release, how would it top Nightside Eclipse or Anthems to the Welkin – and is it only possible ?

jeudi 17 novembre 2005

Keeper - The Legacy : les citrouilles ne plaisantent plus


Mais pourquoi avoir estampillé cet album du label Keeper of... ?  Très bon au demeurant, il ne rivalise cependant jamais avec ses deux illustres prédécesseurs. Affublé d'un autre titre, il aurait paradoxalement été encore mieux reçu (bien que le succès critique semble être au rendez-vous). Eh oui, c'est psychologique : les attentes étaient particulièrement exigeantes avec cette ruse de bas-commerce. L'esprit est faible, que voulez-vous. Moins que la chair, mais tout de même. Arrêtons avec le titre et oublions la pochette, sur laquelle je n'ai toujours pas réussi a me décider : magnifique ou hideuse, le débat est ouvert - on ne peut pas avoir un visuel aussi classe que Better Than Raw à chaque fois. Ce cru 2005 confirme que nos citrouilles sont bel et bien dans un courant ascendant depuis maintenant un bon moment. L'époque peu glorieuse d'un groupe peinant à se reconstruire une identité, résistant tant bien que mal aux coups de boutoir portés avec la régularité d'un métronome par le rival Gamma Ray est loin.

Les deux CD sont gavés de tueries (The King For A 1000 Years, The Invisible Man, Born On Judgment Day, Pleasure Drone, Occasion Avenue, Get It Up...), bien qu'handicapés par l'inclusion de quelques morceaux nettement plus faibles - des fillers qu'on aurait été surpris de ne pas trouver sur un double-album. L'ambiance générale est très bonne, on appréciera notamment les intros ouvrant les galettes : un discours très « Tolkien-style » et un quidam cherchant une station radio sur un tuner, l'occasion de zapper entre quelques titres issus des deux premiers Keeper of the Seven Keys. On retrouve, comme toujours, un travail guitaristique hallucinant de vitesse, de précision et toujours soucieux de préserver mélodies-tempo-harmonies (Bernard si tu nous lis). Andi Deris est en super forme, mais il n'a de toute façon jamais eu rien à envier à Michael Kiske (pour les insultes, voir le mail ci-contre). La production signée Bauerfeind (Angra, Rage, etc) est excellente et confère à l'album une clarté indispensable, qui rend justice aux morceaux souvent complexes et stratifiés. Que dire d'autre ? Le morceau « fun » indispensable à chaque album d'Helloween, tantôt pourri, tantôt génial, est fidèle au poste : Mrs. God est à Keeper - The Legacy ce que Dr. Stein et Anything My Mama Don't Like sont respectivement à Keeper II et The Time of the Oath.

Bref, ce Keeper - The Legacy est un très bon album de heavy speed teuton faisant honneur à ses géniteurs, renouant quelque peu avec le caractère enjoué d'Helloween après la « parenthèse désenchantée » qu'était The Dark Ride. Face à un Gamma Ray actuellement en petite forme, nos citrouilles peuvent être fières d'elles ! La petite faute de goût demeure donc le titre de l'album : les deux monuments que sont Keeper of the Seven Keys I et II demeurent intouchables et il eût mieux valu les laisser dormir pour toujours. Mais les goûts sont aussi une affaire de génération et il n'est pas impossible que les plus jeunes découvrant Helloween aujourd'hui soient en désaccord avec moi sur ce point !

Come on… why the “Keeper” tag on such an album ? Helloween’s latest release is good enough to stand on its own without an almost pathetic, commercially-driven nod to its prestigious past. Truth is, the Pumpkins in 2005 are finer than ever since the last ten or fifteen years. Brilliant, blistering guitar work goes along with Andi Deris agressive-yet-melodic delivery, while Charlie Bauerfeind’s production magnifies gems such as The Invisible Man, Occasion Avenue or Get It Up. For all of you pumpkin ’eads Helloween did not forget the usual joke-song, and I have to say that Mrs. God is a pretty decent modern take on ol’ fuckin’ Dr. Stein. At the end of the day, one must recognize that Keeper of the Seven Keys – The Legacy is somewhat a real return to form for Helloween. Once again, don’t ya think you’ll find any keepers or keys in there, but honestly speaking, this is a very good heavy metal album – filled with teutonic harmony and melody.
 Got it ?

Keeper of the Seven Keys : The Legacy (SPV, 2005)


CD1

01 The King For A 1000 Years

02 The Invisible Man

03 Born On Judgement Day

04 Pleasure Drone

05 Mrs. God

06 Silent Rain


CD2

01 Occasion Avenue

02 Light The Universe

03 Do You Know What You Are Fighting For ?

04 Come Alive

05 Shade In The Shadows

06 Get It Up

07 My Life For One More Day


Le site et le Myspace d'Helloween.